Publié le: Fri, Aug 26th, 2011

La fin des méchouis en Outaouais Laurentides

La fin des méchouis en Outaouais Laurentides

L’application à la lettre d’un règlement oblige Simon Durand à abandonner l’organisation de méchouis. Un coup dur qui affaiblit sa mise en marché et augmente son coût de production. 27 juillet 2011 par Julie Mercier – Élevage Pour Simon Durand, éleveur de sangliers dans la région de l’Outaouais, l’arrivée des beaux jours lançait habituellement la saison des méchouis. Malheureusement, cette année fera exception puisque le ministère de l’Agriculture du Québec l’a avisé qu’il ne tolérerait plus le flambage des poils comme méthode de préparation des carcasses et appliquerait la réglementation à la lettre. Depuis ses débuts dans l’élevage en 2006, Simon faisait transformer ses sangliers pour les méchouis à l’abattoir Bouwman de Thurso. Seul établissement dans toute la région Outaouais-Laurentides à accepter les suidés, l’abattoir utilisait le flambage et le grattage des poils pour préparer les carcasses. Or, la loi ne reconnaît pas cette technique pourtant tolérée par les vétérinaires et inspecteur présents sur le plancher de l’abattoir. Son propriétaire, Bob Bouwman, ne comprend pas la volte-face. « Ça faisait quatre ans que je le faisais et c’était accepté! Puis, le boss des inspecteurs est passé. » Sans commenter ce cas particulier, la Dre Thérèse Loubier, coordonnatrice aux interventions d’inspection dans le secteur des viandes à la Direction générale de la santé animale et de l’inspection des aliments, rappelle que la réglementation prévoit deux méthodes de préparation

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